Le Portugal a envoyé, lundi 1er juin, une délégation au Burkina Faso, composée de l’Envoyée spéciale pour l’Afrique et de l’Envoyé spécial pour le Sahel, pour renforcer le dialogue diplomatique non seulement avec Ouagadougou, mais aussi avec la Confédération des Etats du Sahel (AES).
La mission a été reçue en audience par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, à qui elle a affiché la volonté du Portugal de bâtir une coopération adaptée aux réalités du terrain dans l’espace de l’AES.
« Il était question pour nous d’avoir auprès des autorités nationales, une lecture juste de la situation que traverse l’ensemble de l’espace confédéral et la position adoptée par leurs dirigeants dans leurs coopérations avec les partenaires », a indiqué Rita Laranjinha, l’Envoyée spéciale pour l’Afrique.
Devant ses hôtes portugais, le chef de la diplomatie burkinabè a exposé la genèse, les missions et les ambitions de l’AES, après avoir salué l’initiative de Lisbonne.
Il a, entre autres, souligné que la Confédération vise à assurer la souveraineté totale des États membres, à promouvoir un développement endogène centré sur les ressources locales, et à répondre directement aux aspirations fondamentales des populations sahéliennes.
Le Ministre a profité de cette occasion pour faire comprendre aux envoyés spéciaux la nécessité de maitriser parfaitement la situation locale, d’être permanent à l’écoute des autorités locales pour une meilleure compréhension du vécu des populations et de la situation sécuritaire, et afin de prendre des décisions bien réfléchies, qui reflètent l’environnement réel.
Pour Traoré, les régimes au pouvoir dans les pays de l’AES (Mali, Burkina Faso et Niger) devraient être associés à l’évaluation de la situation et à l’élaboration des réponses appropriées.
A l’issue de cette session de travail, Laranjinha a salué la clarté des échanges. Elle a affirmé que la délégation repartait avec une compréhension nettement plus fidèle de la réalité sahélienne.
Par ailleurs, elle a exprimé la volonté de Lisbonne de maintenir l’envoi régulier de délégations à Ouagadougou, ainsi que de consolider sa coopération bilatérale avec le Burkina Faso et avec l’AES.