Le 39e Sommet de l’UA remet sur la table les priorités de l’Afrique pour 2026

Les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine (UA) ont abordé lors de leur 39è sommet organisé les 14 et 15 février à Addis-Abeba (Ethiopie) sous le thème central : « Assurer la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », les défis et perspectives de développement et de stabilité en Afrique, ainsi que la promotion de l’unité continentale afin de renforcer le rôle de l’Afrique dans le contexte multilatéral mondial au sens large.

En tant qu’organe décisionnel suprême de l’UA, cette Conférence au Sommet a également permis d’examiner « les réalisations et les lacunes» constatées dans le cadre du 2è « Plan décennal de mise en œuvre du Programme de développement continental de l’UA sur 50 ans, l’Agenda 2063, Programme qui couvre la période 2024-2033 ».

Le Président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf a évoqué à cette occasion, « certaines préoccupations majeures auxquelles l’Afrique est actuellement confrontée », citant entre autres, « l’incapacité du continent à faire face aux menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité dans différentes régions, les incertitudes géopolitiques et la polarisation mondiale avec la montée de l’unilatéralisme et du protectionnisme, la résurgence des changements anticonstitutionnels de Gouvernement, les déficits financiers et de gouvernance, ainsi que le changement climatique ».

Nouveau Président en exercice de l’UA sur 2026, le Chef de l’Etat du Burundi, Evariste Ndayishimiye s’est engagé à renforcer « le positionnement mondial de l’Afrique en vue de construire un monde plus juste, plus équilibré et plus inclusif à une époque marquée par des défis sécuritaires incessants, la montée de l’unilatéralisme, des tensions économiques croissantes et les effets néfastes du changement climatique ».

Dans son « Rapport complet sur les réalisations et les activités menées au cours de sa Présidence de l’UA en 2025 », le président angolais, Joao Lourenço a souligné les progrès accomplis dans la « mise en œuvre de l’Agenda 2063, la mobilisation d’investissements pour les infrastructures, le renforcement de l’intégration continentale grâce à la ZLECAF (Zone de libre-échange continentale africaine), et l’amélioration de l’efficacité institutionnelle de l’UA ».

Pour relever les défis actuels de l’Afrique et réaliser les ambitions de développement du continent, Ali Youssouf a recommandé aux dirigeants africains « d’accélérer l’industrialisation de l’Afrique, de transformer le secteur agricole en tant que pilier des économies et des moyens de subsistance, d’exploiter le potentiel énergétique de l’Afrique et de développer des infrastructures hautement performantes ».

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