Washington tente un rapprochement diplomatique avec Bamako

Nick Checker, récemment nommé à la tête du bureau des affaires africaines du département d’État américain, a effectué une visite officielle à Bamako le lundi 2 février. Ce déplacement visait à explorer les possibilités de relance des relations bilatérales entre les États-Unis et le Mali, notamment dans les domaines sécuritaire et économique.

Au cours de son séjour, l’émissaire américain s’est entretenu avec le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop. Les discussions ont principalement porté sur la reprise de la coopération dans la lutte contre le terrorisme ainsi que sur le renforcement des échanges commerciaux et des investissements entre les deux pays.

Selon les autorités maliennes, les deux parties ont exprimé leur volonté de bâtir un partenariat « mutuellement bénéfique ». De son côté, Nick Checker a insisté sur le respect par Washington de la souveraineté malienne, soulignant que la reprise des relations devait reposer sur des bases renouvelées, fondées sur le respect mutuel et l’absence d’ingérence.

Abdoulaye Diop a salué cette orientation tout en rappelant que toute évolution des relations avec les partenaires internationaux devra prendre en compte le contexte régional. Il a notamment évoqué la création de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, et qui influence désormais les dynamiques diplomatiques et sécuritaires dans la région.

Avant cette visite, le bureau des affaires africaines du département d’État américain avait déjà exprimé son intérêt pour un dialogue élargi avec les pays sahéliens. Washington envisage ainsi d’examiner, au-delà du Mali, les perspectives de coopération avec le Burkina Faso et le Niger, en particulier sur les questions de sécurité et de développement économique.

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