Quelle « Torch » pour éclairer Blackberry ?

Quelle « Torch » pour éclairer Blackberry ?

blackberryLe géant canadien Blackberry semble être au bord du gouffre. En effet, il est devenu rare de voir des utilisateurs de téléphones Blackberry. Ces derniers mois, leurs ventes n’ont pas dépassé les 3% des ventes mondiales en matière de smartphones, tant la concurrence faite par l’américain Apple et les mobiles utilisant le système d’exploitation Androïd est rude.  Hier, le fabricant canadien a annoncé la mise en place d’un comité spécial chargé d’étudier des « options stratégiques » pour permettre sa survie. Quelques solutions sont envisageables pour sortir Blackberry de l’impasse.
La première option serait de revendre totalement le fabricant à un groupe étranger. Les potentiels acheteurs pourraient être soit Microsoft, soit Amazon qui cherche à améliorer sa liseuse Kindle. On peut aussi compter Facebook, qui se verrait bien sur le marché de la téléphonie.
Ensuite, Blackberry pourrait envisager son retrait de la Bourse et emprunter la voie du privé. Coté à 84 milliards de dollars en 2008, il ne vaudrait plus que  5.3 milliards aujourd’hui. Mais le problème, c’est que le fabricant ne dispose pas d’un appui financier solide. Il devra alors engager des fonds privés.
En troisième position, le canadien pourrait tenter d’entrer en partenariat avec une autre société, Microsoft par exemple. Ce dernier chercher à agrandir sa plateforme Windows Phone qui pour l’instant n’est que l’apanage de Nokia. Mais il serait difficile pour Blackberry de laisser tomber son tout nouvel OS et sa nouvelle gamme de smartphones au profit de Windows Phone.
Enfin, la dernière solution et la plus privilégiée par la plupart des analystes est la dislocation. Au lieu de faire une cession totale, Blackberry pourrait envisager une vente à la découpe  car en plus de fabriquer des téléphones, Blackberry offre également des services comme le cloud dont la valeur est estimée entre 1 et 5.7 milliards de dollars et dispose de nombreux brevets qui pourront facilement trouver preneur entre autres Google et Samsung.
Quelle que soit la solution envisagée, il est temps pour  Blackberry de prendre une décision.

Thomas Haeflin

Thomas Haeflin

Journaliste, Blogueur basé à Bâle en Suisse. Expert dans la politique, Gouvernement et Économie.

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