Offshore Leaks : l’évasion fiscale planétaire

Offshore Leaks : l’évasion fiscale planétaire

Le Consortium International du Journalisme d’Investigation (ICIJ) a initié une investigation géante qui a demandé des années à mettre en place, et des mois pour en extraire les données. En effet, un groupe de 80 journalistes et 130 médias différents ont joint leur force pour dévoiler la plus grande évasion fiscale au monde. Ils l’ont nommée « OffShore Leaks » en référence au Wikileaks de Julian Assange.

D’après la Deutsche Welle, parmi les groupes médiatiques de 46 pays, l’on retrouve la BBC, Le Monde, the Guadian, et The Washington Post. L’ICIJ a mis la main sur 2.5 million données, 120 000 boites aux lettres, et 140 000 noms de personnes qui auraient ouvert un compte offshore. Les fichiers obtenus contiennent plus de 200 gigabits d’informations remontant à une dizaine d’années.

Les documents en rapport avec l’évasion fiscale de plusieurs hauts dignitaires, célébrités, hommes d’affaires du monde entier ont été exposé par l’ICIJ, demandant à leurs pays d’utiliser l’information disponible pour poursuivre ces évadés fiscaux.

La plupart de ces comptes sont domiciliés aux Iles Vierges Britanniques et les Iles Cook, avec un total de près de 32 trillions de dollars. Cette nouvelle causera l’indignation de l’opinion publique internationale à cause de la récession mondiale dans laquelle nous sommes, et plusieurs personnalités et gouvernements risquent d’en faire les frais. Il semblerait que la mondialisation aide les gens à frauder, mais en même temps, il est devenu impossible de garder ce genre d’information secrète.

D’après l’ICIJ, ce ne sont pas que les riches et célèbres qui ont des comptes offshores. Nombreux directeurs de compagnies fictives domiciliées dans les paradis fiscaux auraient des liens avec le complexe militaro industriel et le milieu du renseignement. Plusieurs contrats de ventes d’armes illégaux seraient payés à travers ces comptes, où un réseau de compagnies fantômes rendent le suivi de l’argent et des bénéficiaires impossible.

Le registre militaire et du renseignement regroupe des agents passant du milieu du renseignement et de l’armée à des compagnies de sécurité privées. Ces compagnies vendent leur expertise aux dictatures et pourraient être la voix officieuse entre les démocraties et les régimes autoritaires.

Nous devrions saluer les organisations telles que Wikileaks et l’ICIJ pour donner au peuple les moyens de comprendre ce qui se passe réellement, et un prisme pour voir à travers des mensonges des hommes politique.

Thomas Haeflin

Thomas Haeflin

Journaliste, Blogueur basé à Bâle en Suisse. Expert dans la politique, Gouvernement et Économie.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

5 + dix =