L’ex-journaliste de BFM TV Rachid M’Barki livre de nouvelles révélations sur son licenciement

L’ex-journaliste de BFM TV Rachid M’Barki livre de nouvelles révélations sur son licenciement

Le journaliste franco-marocain, Rachid M’Barki licencié le 23 février dernier par son employeur «BFM TV» qui l’accuse d’avoir utilisé sciemment l’expression «Sahara marocain» et de servir les intérêts du Maroc, a réaffirmé le 22 mars lors de son audition à l’Assemblée nationale française que «le Maroc ne m’a jamais donné un seul centime pour dire quoi que ce soit».

Le Royaume «est un grand pays, souverain et qui n’a besoin de personne pour défendre ses intérêts. Et surtout pas de petits télégraphistes», a déclaré Rachid M’Barki, lors de son audition devant les membres de la Commission d’enquête parlementaire qui se penche sur des soupçons d’ingérences de puissances étrangères dans la politique française. L’ex-présentateur du «Journal de la nuit» de BFM TV, accusé d’avoir diffusé des séquences non validées par sa hiérarchie, a eu la parole pendant quinze minutes, au cours desquelles il est revenu sur les accusations à son encontre.

Rachid M’barki explique que l’expression «Sahara marocain» pour laquelle il a été licencié par BFM TV, avait été prononcée dans le cadre d’un sujet d’actualité. «C’était l’ouverture du forum économique entre le Maroc et l’Espagne au sud du Maroc, à Dakhla, au Sahara. C’est pour ça que pour moi c’est une actualité. Le deuxième point, c’est que ça se déroule à Dakhla qui est une ville du Sahara», précise le journaliste.

« J’ai dit que ce forum entre le Maroc et l’Espagne avait été rendu possible grâce au réchauffement des relations entre les deux pays, en rappelant qu’il y avait une rupture diplomatique et que même les frontières étaient fermées. Grâce à ce réchauffement, depuis que l’Espagne avait reconnu le Sahara marocain. Voilà ma phrase exacte», a insisté M’Barki devant la Commission d’enquête.

Il a ensuite rappelé, que «dès lors que le sujet du Maroc et de mon expression du Sahara marocain ont pris l’ampleur qu’on a connu, je suis soudainement devenu, comme par enchantement, journaliste franco-marocain. Avant cela, personne n’avait fait référence à mes origines dans la presse. D’ailleurs, il y a même des gens qui se demandaient de quelle origine j’étais. Et moi-même je n’ai jamais mis en avant mes origines marocaines », explique Rachid M’Barki.

Et l’ancien animateur de BFM TV de conclure, en s’adressant toujours à la rapporteuse: «J’ajouterai une dernière chose si vous le permettez (…), c’est vraiment le fond de ma pensée, c’est que le Maroc est un grand pays, souverain, et qui n’a besoin de personne pour défendre ses intérêts, et surtout pas de petits télégraphistes.»

 

Talia Stiegler

Spécialiste des marchés émergents, passionnée par les questions de stratégie et de business. Auteur et contributrice sur le site de l'Express http://communaute.lexpress.fr/membre/taliastiegler