Rabat rejette les prétextes fallacieux avancés par Alger pour justifier la rupture avec le Maroc

Rabat rejette les prétextes fallacieux avancés par Alger pour justifier la rupture avec le Maroc

Le Royaume du Maroc a pris note de la décision unilatérale des autorités algériennes, de rompre les relations diplomatiques entre les deux pays, à partir de ce jour du mardi 24 août 2021, et rejette les «prétextes fallacieux» avancés par Alger pour justifier une telle décision.

Réagissant à l’annonce de cette rupture le ministère marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger souligne mardi soir, dans un communiqué, que le Maroc «regrette cette décision complètement injustifiée mais attendue – au regard de la logique d’escalade constatée ces dernières semaines – ainsi que son impact sur le peuple algérien».
Le Royaume du Maroc rejette donc «catégoriquement les prétextes fallacieux, voire absurdes, qui la sous-tendent», mais il restera quant à lui, «un partenaire crédible et loyal pour le peuple algérien et continuera d’agir, avec sagesse et responsabilité, pour le développement de relations intermaghrébines saines et fructueuses», ajoute la même source.

La décision du pouvoir algérien était prévisible depuis l’annonce le 18 avril dernier du «Haut Conseil de Sécurité» de la décision de l’Algérie de «revoir ses relations» avec le Maroc qu’elle accuse à tort, d’être indirectement responsable des incendies de forêt ayant ravagé la Kabylie.

Pour justifier cette décision de rupture mal placée, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a évoqué devant la presse, plusieurs griefs farfelus retenus contre le Maroc, dont un prétendu appui au Mouvement d’autodétermination de la Kabylie et au Mouvement Rachad (islamiste) sans omettre la question du Sahara marocain érigée au rang des priorités de la diplomatie algérienne, en reprochant au Maroc son refus d’organiser «un referendum d’autodétermination du peuple sahraoui». Pourtant Lamamra sait fort bien en tant que diplomate, que le traitement de ce dossier relève du ressort exclusif de l’ONU et que même l’Union Africaine s’est engagée à ne pas interférer dans ce litige territorial.

Mais au final, la rupture des relations diplomatiques entre Alger et Rabat ne va pas changer la donne sur la scène maghrébine, régionale ou internationale, puisque les rapports entre les deux pays sont déjà au plus bas et la frontière est fermée depuis près de 27 ans et le restera tant que le régime vert-kaki algérien tient les vraies commandes du pays.

Thomas Haeflin

Thomas Haeflin

Journaliste, Blogueur basé à Bâle en Suisse. Expert dans la politique, Gouvernement et Économie.