Israël transfère plus d’un milliard de dollars de taxes à l’Autorité palestinienne

Israël transfère plus d’un milliard de dollars de taxes à l’Autorité palestinienne

Le ministre des Affaires civiles de l’Autorité palestinienne, Hussein al-Cheikh a indiqué hier mercredi sur Twitter qu’Israël a transféré l’équivalent de plus d’un milliard de dollars à l’Autorité palestinienne. 

Il s’agit du premier gage d’une reprise du dialogue israélo-palestinien, après l’annonce il y a quelques semaines, par les Palestiniens de la reprise des liens sécuritaires, mais surtout financiers avec Israël, qui étaient rompus depuis des mois. 

L’argent remis aux Palestiniens provient des taxes douanières que l’Etat hébreu a prélevées au nom des Palestiniens ces derniers mois, et qui étaient gelées depuis mai dernier, date de la rupture de contacts entre les deux parties. 

Le président palestinien Mahmoud Abbas avait décidé en mai d’arrêter la coordination sécuritaire avec Israël pour protester contre le projet israélien, aujourd’hui suspendu, d’annexion de pans de la Cisjordanie occupée par l’armée israélienne depuis 1967. 

Cette décision a lourdement pesé sur les finances de l’Autorité palestinienne puisqu’Israël avait décidé en guise de représailles, de suspendre le reversement des taxes qu’il perçoit au profit de l’Autorité palestinienne. Celle-ci s’était vue contrainte d’amputer le salaire de ses fonctionnaires. 

L’argent reversé hier ne représente que 35% des recettes fiscales prévues en 2020 et ne suffira pas à équilibrer le budget annuel de la Palestine, déjà trop déficitaire. En effet, en pleine crise sanitaire, une partie de cet argent sera allouée aux hôpitaux et au système de santé en général.

De plus, l’Etat hébreu a continué, comme il le fait depuis février 2019, à déduire du montant des taxes perçues ces derniers mois pour l’Autorité palestiniennes, les sommes affectées à l’entretien des prisonniers palestiniens. 

Thomas Haeflin

Thomas Haeflin

Journaliste, Blogueur basé à Bâle en Suisse. Expert dans la politique, Gouvernement et Économie.