Vers la réglementation des réseaux sociaux en Afrique du Sud

Vers la réglementation des réseaux sociaux en Afrique du Sud

Les autorités sud-africaines envisagent de mettre en place un système de réglementation des médias sociaux dans l’objectif de lutter contre la prolifération de fausses informations et d’images truquées sur ces outils de communication.

Lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche à Pretoria, le ministre de la Sécurité d’Etat, David Mahlobo, a reconnu que «les fausses informations dans les médias sociaux représentent un défi auquel l’Afrique du Sud est confronté» et a défendu l’initiative d’instaurer un règlement dans ce domaine, à l’instar des «meilleures démocraties qui sont respectées».

Conscient des probables résistances de la part des défenseurs des droits de l’Homme ou des simples citoyens sud-africains, le gouvernement a prévu la participation de la société civile dans ce projet. «Nous allons discuter de la manière dont nous allons procéder à cette réglementation», a voulu rassurer le ministre qui craint de voir le projet de loi contesté par les organisations de défense des droits de l’Homme.

Un projet de loi sur le cyber-crime et la cyber-sécurité, destiné à pénaliser les infractions sur l’internet, est en cours de préparation depuis deux ans et doit prochainement être sur la table du Parlement.

Selon une étude publiée en septembre dernier par l’Union internationale des télécommunications (UIT) et l’ABI Research, en matière de renforcement des capacités de lutte contre la cybercriminalité, l’Afrique du Sud était le pays le plus touché sur le continent africain en ce qui concerne les arnaques sur internet.

Pour combattre le fléau, le gouvernement sud-africain a lancé une plateforme nationale pour la sécurité cybernétique consistant, entre autres, à faciliter la coopération entre le gouvernement, l’industrie et la société civile sur tous les incidents liés à la cyber-sécurité.

Sarah J Cohen

Sarah J Cohen

Sarah J. Cohen est une juriste spécialisée en droit international, basée à Strasbourg. Elle a travaillé de nombreuses années en tant que consultante pour divers organismes internationaux après avoir été analyste dans une banque internationale en tant qu'analyste.

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