La banque britannique Barclays en eaux troubles

La banque britannique Barclays en eaux troubles

barclaysLa banque britannique Barclays a annoncé jeudi, la cession des opérations espagnoles et portugaises de sa filiale de cartes de crédit Barclaycard à Banco populare, une banque en ligne dont Banco Popular Espanol détient 49% du capital.

Barclays et Banco Popular Espanol estiment que la transaction, dont le montant n’a pas été communiqué, devrait être bouclée d’ici la fin de cette année. Selon Barclays, les entités cédées gèrent un milliard de livres d’actifs et l’opération devrait réduire son encours d’actifs pondérés du risque de 900 millions de livres. Elle réduira également les coûts annuels de la banque de 70 millions de livres environ. Enfin, la cession devrait se traduire par le transfert de 800.000 clients et de 500 salariés environ.

Le directeur général de Barclays Jes Staley a expliqué que les opérations de carte de la banque en Espagne et au Portugal marchaient très bien, mais elles n’étaient plus en phase avec ses ambitions stratégiques.

AnaCAp, un fonds de private equity spécialisé dans les services financiers européens, a annoncé cette semaine être en négociations exclusives pour acquérir les activités de banque de détail et de gestion d’actifs de Barclays en France. Barclays a également décidé de vendre sa participation de 60% dans Barclays Africa Group et de se retirer d‘Afrique pour se recentrer sur la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

La raison du désengagement de Barclays de plusieurs activités est vraisemblablement à chercher dans l’annonce mercredi dernier d’un bénéfice imposable en chute de 33% au premier trimestre à 793 millions de livres, bien en deçà des prévisions.

Dans un environnement de marché peu porteur, la banque britannique a fait état comme ses consœurs américaines, d’une baisse des revenus du pôle banque d’investissement. Le bénéfice de la banque d’investissement (BFI) a chuté de 31% durant le trimestre, conséquence d’une baisse de l’activité de trading et d’une hausse des créances douteuses due à son exposition au secteur pétrolier et gazier. L’objectif de Barclays serait donc de réduire les coûts et de rétablir des soldes solides.

Talia Stiegler

Talia Stiegler

Spécialiste des marchés émergents, passionnée par les questions de stratégie et de business. Auteur et contributrice sur le site de l'Express http://communaute.lexpress.fr/membre/taliastiegler

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