Le plan B d’Air France pour réaliser des économies débouche sur des violences

Le plan B d’Air France pour réaliser des économies débouche sur des violences

plan-b-air-franceLa direction d’Air France a détaillé hier lundi, son plan B pour réaliser des économies et arriver à une activité rentable après l’échec des négociations avec les syndicats lors d’un comité central d’entreprises.

Le dialogue a été interrompu suite à des actes de violence commis par les employés mécontents de la compagnie qui ont agressé physiquement le Directeur des Ressources Humaines.

La direction d’Air France vise à réaliser 10% d’effort de productivité, 3% en 2016 et 7% en 2017. Devant les délégués syndicaux, la direction de la compagnie aérienne a annoncé une réduction de 10% de son activité long-courrier.

Pour « réduire ses capacités de manière saisonnière », Air France a l’intention de procéder dès l’année prochaine, à la baisse de la fréquence sur certaines destinations et à ce qu’elle nomme la « saisonnalisation » de son offre. Il s’agit concrètement d’adapter la flotte et le nombre de dessertes au flux de passagers plus important en été qu’en hiver.

D’ici à 2017, vingt-deux lignes pourraient être fermées ou leurs fréquences seront réduites. Air France va également diminuer sa flotte de quatorze appareils d’ici à 2017. De même, la compagnie va négocier avec Boeing l’annulation de sa commande de long-courriers 787, de manière à réaliser une économie de 1.4 milliard d’euros. Mais c’est incontestablement le volet de la suppression des postes qui a provoqué le plus d’émoi. La direction veut supprimer 2 900 postes dont 300 pilotes, 900 hôtesses et stewards et 1.700 autres parmi le personnel au sol. La direction espère que la majorité des suppressions se feront sous la forme de plan de départs volontaires mais n’exclut pas des départs contraints.

Le comité central d’entreprise, dont l’ambiance était déjà tendue, a dégénéré quand des manifestants ont envahi la salle de réunion et agressé physiquement le Directeur des Ressources Humaines Xavier Broseta qui a dû être évacué. Les syndicats et la direction d’Air France ont immédiatement condamné ces violences physiques. De nouvelles discussions pourraient avoir lieu prochainement entre les deux parties.

Thomas Haeflin

Thomas Haeflin

Journaliste, Blogueur basé à Bâle en Suisse. Expert dans la politique, Gouvernement et Économie.

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