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Le ton monte entre Tokyo et Pékin

chine-japon-tension-ilesL’escalade verbale entre Pékin et Tokyo a pris une tournure dangereuse dans le sillage du différend territorial qui les oppose autour des îles Senkaku-Diaoyu, contrôlées par le Japon mais revendiquées par la Chine sous le nom de Diaoyu.
Un mois après sa visite controversée au mémorial de Yasukuni, symbole de l’impérialisme nippon, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe a récidivé en comparant les tensions actuelles entre son pays et la Chine à la rivalité entre l’Allemagne et la Grande-Bretagne avant la Première Guerre mondiale, une comparaison que les dirigeants chinois ont peu appréciée.
Shinzo Abe a rappelé qu’il y a cent ans, les deux grandes puissances, commerçaient abondamment au moment où elles sont entrées en guerre. Comme la Chine et le Japon commercent aujourd’hui.
Ce à quoi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a répliqué en déclarant que «les dirigeants japonais ont une vision erronée de l’Histoire. Il serait préférable de commenter ce que le Japon a fait à la Chine avant la guerre et dans l’Histoire récente, plutôt que de faire des allusions aux relations entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne».
Les rapports entre les deux pays ne sont certainement pas au beau fixe. Au contraire, ils ne cessent de se dégrader à cause du conflit territorial autour des îles Senkaku-Diaoyu. La tension entre les deux voisins monte d’un cran chaque fois que l’un des deux protagonistes plonge dans les mots ou les actes de provocation.
C’est le cas lorsque le Premier ministre japonais qui intervenait à la 44e édition Forum économique mondial de Davos, a saisi l’occasion pour adresser un avertissement à peine voilé à Pékin et à son « expansion militaire ».
Si « la paix et la stabilité venaient à être troublées en Asie », a-t-il mis en garde, « les conséquences pour le reste du monde seraient désastreuses ».
Pour le moment la tension entre les deux puissances asiatiques se limite à une guerre des mots et à des actes provocateurs, mais le pire est à craindre.

Thomas Haeflin
Journaliste, Blogueur basé à Bâle en Suisse. Expert dans la politique, Gouvernement et Économie.
http://enjeux.info

One thought on “Le ton monte entre Tokyo et Pékin”

  1. entre chinois et japonais on se comprend parfaitement. Les affaires priment avant toute autre considération, surtout qu’il s’agit des deux plus grandes économies d’Asie et même dans le monde

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