Sécurité

La police espagnole se sert de Twitter pour traquer les délinquants

police-twiterLa police espagnole met à profit les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) pour combattre la délinquance.
Grâce au réseau social Twitter, la police espagnole a pu neutraliser depuis début 2012, près de 300 individus impliqués dans des affaires de trafic de drogue.
La police a ouvert un compte Twitter depuis 2009, initialement pour communiquer avec la presse, mais vu que le nombre d’abonnés a explosé pour atteindre la barre des 500.000 abonnés, la direction de la police a donc décidé  de s’adresser directement au public. Le compte de la police espagnole sur Twitter est en effet, devenu l’un des plus suivis au monde, derrière celui du FBI avec ses 618.000 followers.
L’astuce est si simple qu’il suffit aux agents de la police espagnole en charge de la gestion du compte Twiter de lancer des messages et des appels à témoins du genre « Si vous connaissez quelqu’un, un groupe de trafiquants de drogue, ou des lieux de trafic, dites-le nous à antidroga@policia.es#CONFIDENTIAL, et on les chopera ». En retour, la police reçoit un flux de renseignements très utiles pour la localisation et l’arrestation des personnes impliquées dans les réseaux de pédophilie, du narcotrafic, de la fraude et d’autres délits.
Les comptes de la police sur les réseaux sociaux sont alimentés par une équipe de six jeunes officiers diplômés en psychologie ou en sociologie et placés sous les ordres d’un officier, Carlos Fernandez Guerra, 39 ans.
Les internautes, confie cet officier à l’AFP, « nous apportent plein d’informations très utiles » et parfois, ce sont même eux qui déclenchent des opérations.
Ce nouveau Modus operandi, explique l’officier Guerra  « a bouleversé totalement les méthodes de la police espagnole et d’autres polices dans le monde qui nous ont pris comme référence », précisant que des représentants d’Amérique latine, de Corée du Sud, de Tunisie et du Maroc, sont venus s’inspirer de l’expérience espagnole. C’est une méthodologie simple efficace et pratiquement très peu coûteuse en hommes et en argent, surtout pour les pays en développement.

Sarah J Cohen
Sarah J. Cohen est une juriste spécialisée en droit international, basée à Strasbourg. Elle a travaillé de nombreuses années en tant que consultante pour divers organismes internationaux après avoir été analyste dans une banque internationale en tant qu'analyste.
http://enjeux.info

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