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Optix invente un détecteur de faibles charges explosives

La technologie se met au service de la lutte contre les attentats à l’explosif. Un consortium financé par l’Union européenne a mis au point un robot doté d’une technologie optique capable de détecter à une distance de 20 mètres, des objets contenant de très faibles charges explosives.
« La détection à distance de traces d’explosifs augmentera la sécurité quel que soit le scénario. En outre, les désagréments pour les citoyens seront considérablement réduits vu qu’il s’agit d’un système de détection non invasif et absolument sans danger », explique dans un communiqué, Alberto Calvo, Security Director chez Indra, l’une des entreprises du consortium Optix.
Comment cela marche-t-il ? « Le système a recours à une technologie optique avancée qui permet de scanner le colis ou l’objet suspect et détecter si oui ou non, il contient des traces d’explosifs. Grâce aux lasers capables d’identifier précisément la structure atomique et moléculaire des explosifs, le robot peut rapidement scanner à distance l’objet en question, comme un véhicule, un bagage ou tout autre conteneur opaque, et déceler des traces résiduelles d’explosifs ».
Le projet Optix a mis l’accent sur ​​le développement et l’utilisation combinée de deux technologies pour la détection d’explosifs: la spectroscopie LIBS et spectroscopie Raman. Spectroscopie LIBS identifie les émissions de bris élémentaires (atomique et moléculaire) générés après l’excitation de l’«étincelle» d’un laser de haute énergie. Spectroscopie Raman mesure les variations des états de vibration des molécules qui ont été excitées par les rayons laser, ce qui permet d’identifier sans équivoque leur structure moléculaire.
Pour rendre le système portable, il sera intégré dans une plate-forme à roues qui peut être transporté dans une camionnette de taille standard dans l’endroit devant être surveillé.
Le prototype Optix a déjà été testé avec succès dans des environnements de laboratoire et en plein air, des situations de la vie réelle simulées et dans diverses conditions météorologiques.
Le petit robot pourrait ainsi servir entre autres, pour les contrôles à bord des avions, dans les aéroports, les banques, les grandes surfaces et tous les lieux sensibles.

Thomas Haeflin
Journaliste, Blogueur basé à Bâle en Suisse. Expert dans la politique, Gouvernement et Économie.
http://enjeux.info

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