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L’économie de Dubaï mise à mal par la pandémie de coronavirus

L’Emirat de Dubaï est frappée de plein fouet par la pandémie de coronavirus à travers les trois fleurons de son économie que sont le commerce, le tourisme et le transport aérien. 

Dotée de l’économie la plus diversifiée du Golfe, Dubaï tire 94% de ses recettes publiques de ces trois secteurs non pétroliers. 

Avec 16,8 millions de visiteurs accueillis l’année dernière, Dubaï se présente comme une plaque tournante mondiale du tourisme haut de gamme, le commerce et la finance, et possède l’un des plus grands marchés immobiliers de la région. Selon Mastercard, les dépenses des touristes dans l’émirat de Dubaï ont été les plus élevées de toutes les villes du monde l’année dernière. 

Des répercussions de la pandémie étaient inévitables dans ce contexte. Les avions d’Emirates, la plus importante compagnie aérienne du Moyen-Orient, qui a transporté quelque 90 millions de passagers l’année dernière, sont  pratiquement cloués au sol. L’aéroport de Dubaï, le premier du monde en termes de passagers internationaux (89 millions en 2020) est à l’arrêt. 

L’émirat de Dubaï a limité dimanche l’activité des restaurants aux livraisons à domicile. Et dès lundi, des centaines d’hôtels, de restaurants et de lieux de divertissement ont été désertés. Les centres commerciaux seront fermés à partir de mercredi. 

L’Exposition universelle 2020, une foire de six mois dont l’ouverture est prévue en octobre prochain, pour lequel l’émirat a investi des dizaines de milliards de dollars dans l’espoir d’attirer environ 25 millions de visiteurs, risque fort d’être annulée si la pandémie persiste. 

Selon Capital Economics, un cabinet de conseil basé à Londres, la poursuite jusqu’à la fin du deuxième trimestre des restrictions sur les voyages et le ralentissement du tourisme qui en découlera causeraient une baisse du Produit Intérieur Brut de Dubaï d’au moins 2 à 3% cette année et un taux de croissance de 2,1% en 2020 contre 1,9% en 2019, soit les plus faibles taux depuis la crise financière mondiale de 2008. 

Les Emirats arabes unis, où le bilan des victimes de coronavirus s’élevait vendredi à 150 cas de contamination et deux décès, ont annoncé une plan de relance économique de 35 milliards de dollars qui comprend des injections dans le marché boursier et un soutien à divers secteurs. 

Sarah J Cohen
Sarah J. Cohen est une juriste spécialisée en droit international, basée à Strasbourg. Elle a travaillé de nombreuses années en tant que consultante pour divers organismes internationaux après avoir été analyste dans une banque internationale en tant qu'analyste.
http://enjeux.info

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