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Mozambique: Le choléra complique les choses après le cyclone Idai

Au Mozambique, les autorités sanitaires viennent d’annoncer un premier décès dû à une épidémie de choléra qui s’est déclenchée dans le pays après les inondations causées par le cyclone tropical Idai.

La victime a été recensée dans le port de Beira, dévastée par le passage d’Idai, a précisé le directeur national de la santé, Ussein Isse, lors de son bilan quotidien devant la presse.

Et la situation pourrait encore s’aggraver, puisque 1052 cas de choléra sont déjà enregistrés dans le pays, selon les chiffres officiels, alors qu’un grand nombre de personnes sont encore sans abri et une bonne partie du pays est toujours sous les eaux. Près d’une centaine de patients ayant contracté la maladie sont toujours hospitalisés, a précisé Dr Isse.

Lundi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé qu’elle débloquerait au cours des trois prochains mois, une somme de «38 millions de dollars américains pour contenir et limiter la propagation de l’épidémie de choléra» au Mozambique.

«A l’aide d’un bon programme et d’une bonne coopération entre les partenaires et le gouvernement, nous aiderons le Mozambique à limiter l’impact de l’épidémie sur la santé de la population, et à réduire les décès liés à cette situation d’urgence», a rassuré lundi, la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Matshidiso Moeti.

Le 14 mars, le cyclone Idai a frappé de plein fouet la deuxième ville de du Mozambique, Beira. Ses pluies diluviennes et ses vents violents ont causé des destructions et des inondations massives qui ont fait, selon le dernier bilan, plus de 700 morts. Le Zimbabwe et le Malawi, pays voisins du Mozambique, sont également touchés.

Malgré les secours et l’aide humanitaire venus du monde entier, des centaines de milliers de sinistrés vivent toujours dans des conditions très précaires dans des zones noyées d’eaux sales qui favorisent la propagation d’épidémies telles que le choléra.

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