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Déploiement au Mali des premiers soldats canadiens en soutien des Nations Unies

Les Forces armées canadiennes (FAC) commencent le déploiement de leurs premiers soldats au Mali dans le cadre d’une opération d’envergure de maintien de la paix sous l’égide des Casques bleus de la mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA).

Le déploiement des forces canadiennes, premier du genre depuis les années 1990, avait été annoncé en mars par les autorités d’Ottawa.

Ce lundi, les douze soldats canadiens doit atterrir à Gao, dans le nord du pays, en attendant d’être rejoints par d’autres casques bleus canadiens dans les prochaines semaines à venir.

Ce premier détachement canadien va constituer ce que les FAC appellent une équipe de mise en place du théâtre des opérations. Ces soldats sont déployés afin d’effectuer un travail de reconnaissance et de planification logistique. La tâche des forces canadiennes consistera à évacuer des blessés par la voie aérienne et à offrir un appui aérien.

Le chef d’état-major de la défense, le général Jonathan Vance s’est lui-même rendu à Gao pour constater l’avancement des travaux et est depuis rentré au Canada. La charge de travail de la mission ne fera qu’augmenter au cours de l’été.

D’ici le mois d’août, ce sont au total environ 250 soldats, 2 hélicoptères Chinook et 4 hélicoptères Griffon qui seront déployés par le Canada au Mali, pour épauler cette mission chapeautée par les Nations unies.

La durée prévue de la mission canadienne est d’un an, mais il ne serait pas surprenant que les Nations Unies tentent d’obtenir une prolongation.

Le contingent canadien se joint à ceux de 57 autres pays qui participent à la Minusma, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali.

Cette mission, mise sur pied en 2013 et qui compte 12 000 soldats a pour objectifs la protection des civils, la promotion des droits de la personne, la reconstruction du secteur de la sécurité, l’encouragement du dialogue politique. Mais avec plus de 170 Casques bleus tués depuis 2013, elle est également l’une des missions les plus dangereuses des Nations unies.

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