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Iran : Total ne développera le projet South Pars 11 qu’avec l’aval de Washington

Le groupe pétrolier français Total a annoncé hier mercredi qu’il ne poursuivrait pas son grand projet gazier entamé en juillet 2017 en Iran s’il ne parvenait pas à obtenir une dérogation de la part des autorités américaines.

Dans son communiqué, Total dit compter sur le soutien des autorités françaises et européennes pour obtenir cette dérogation qui lui doit lui permettre de continuer le projet South Pars 11 (SP11). Dans le cas contraire, il avance la date du 4 novembre prochain pour la fin de toutes ses opérations liées à ce projet.

L’industriel français ne manque pas d’arguments pour justifier cette dérogation, assurant que le projet est en stricte conformité avec les résolutions de l’ONU et les législations américaines, européennes et françaises en vigueur à l’époque où le contrat a été conclu, que le gaz sera destiné uniquement au marché domestique iranien.

Avec l’accord signé en juillet 2017 pour le développement de la phase 11 de South Pars, Total a été la première des majors pétroliers à signer un contrat en Iran depuis l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015.

Le pétrolier français dispose d’une part de 50.1% de ce projet, ce qui représente un investissement global de cinq milliards de dollars. Il s’est engagé à investir un milliard de dollars pour lancer le projet et encore un milliard dans son développement.

Total estime la capacité de production du projet à deux milliards de pieds cubes par jour, soit 400 000 barils équivalent pétrole par jour en incluant les condensats.

Mais suite à la décision des Etats-Unis de se retirer de l’accord conclu à Vienne sur le nucléaire iranien et de rétablir les sanctions économiques contre l’Iran, Total se retrouve dans une impasse.

Le groupe français ne peut s’exposer à des sanctions américains, tant ses actifs américains sont stratégiques pour lui.

Ces actifs représentent pour Total plus de 10 milliards de dollars des capitaux employés et les sanctions américaines peuvent comprendre la perte des financements en dollars par des banques américaines.

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