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L’Inde adopte la peine de mort pour les violeurs des enfants de moins de 12 ans

Le gouvernement indien a approuvé samedi, l’instauration de la peine de mort comme punition pour des violeurs de mineurs âgés de moins de 12 ans.

L’adoption de cette mesure drastique est une réponse des autorités du pays aux inquiétudes de la population à la suite du cas de la petite Asifa Bano.

Alors qu’elle est déjà inscrite dans la loi indienne pour punir les assassinats «particulièrement effroyables» et les actes terroristes, mais peu appliquée, le gouvernement indien a pris «en urgence» la décision d’étendre la peine de mort aux personnes reconnues coupables de viol sur des enfants de moins de 12 ans.

Il prévoit également des peines «plus lourdes» pour les cas impliquant de jeunes filles de mois de 16 ans qui seraient victimes d’un viol. L’ordonnance doit encore être soumise au président pour approbation.

La réaction du gouvernement indien, particulièrement critiqué dans ce domaine, était très attendue après le viol d’une fillette musulmane de 8 ans en janvier dernier, une affaire qui avait scandalisé des milliers d’habitants.

Asifa Bono a été kidnappée, droguée, séquestrée pendant cinq jours, durant lesquels elle a été violée, puis tuée dans l’Etat du Jammu-et-Cachemire, à la pointe nord de l’Inde.

Huit suspects, dont des policiers et un gardien de temple hindou, ont été incriminés dans cette affaire. Ils ont plaidé non coupables à l’ouverture de leur procès mi-avril 2018.

La population n’a cessé de mettre le gouvernement sous pression. Plusieurs milliers d’Indiens sont descendus dans les rues pour dénoncer le sort des femmes dans le pays.

La présidente de la Commission pour les femmes de Delhi Swati Maliwal avait même entamé une grève de la faim pour contraindre le gouvernement à prendre des mesures urgentes dans le but de durcir les sanctions infligées aux violeurs. Mais le succès de la mesure du gouvernement est loin d’être garanti.

En Inde, le nombre de viols d’enfants n’a cessé d’augmenter, avec 11.000 cas de viols d’enfants enregistrés en 2015, malgré le durcissement des lois par le gouvernement de New-Delhi en 2013, pour les agressions sexuelles, après un viol collectif dans la capitale.

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