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Un rapport britannique dénonce les conditions de détention «inhumaines» de l’ex-président égyptien Morsi

Une commission britannique a dénoncé dans un rapport publié ce mardi, les conditions de détention «inhumaines» dans lesquelles se trouve l’ancien président égyptien évincé par l’armée, le conservateur Mohammed Morsi.

«Le refus d’un traitement médical de base auquel il a droit pourrait entraîner sa mort prématurée», craignent les auteurs de ce document, dont font partie des parlementaires britanniques.

Il est à noter que l’ex-président égyptien, aujourd’hui âgé de 66 ans, a des antécédents de diabète et d’insuffisance rénale. De l’avis de l’élu Crispin Blunt, président de ladite Commission, «l’ensemble de la chaîne de commandement jusqu’au président actuel» Abdel Fattah Al-Sissi, pourrait être considérée comme «responsable» de cette situation.

Rappelons que Mohammed Morsi a été destitué de la magistrature suprême en juillet 2013 par les forces armées que dirigeait, à l’époque, l’actuel président Abdel Fattah al-Sissi.

Depuis, l’ex-chef d’Etat a écopé d’un total de 45 ans de réclusion à l’issue de deux procès, l’un pour incitation à la violence contre des manifestants en fin 2012 et l’autre pour espionnage en faveur du Qatar.

Selon le rapport de la Commission britannique indépendante chargée d’enquêter sur le devenir de Mohammed Morsi, celui-ci est présentement gardé à  23 heures par jour dans une cellule d’isolement et dans des conditions de détention pouvant être assimilées à de «la torture ou à un traitement cruel, inhumain ou dégradant».

Les auteurs de ce rapport ont souligné que ce document repose sur des «témoignages disponibles». La même commission a par ailleurs indiqué avoir demandé, sans succès, au gouvernement égyptien la possibilité de rencontrer Mohammed Morsi.

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