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Ouverture du procès de l’un des plus grands tueurs en série en Russie

Le procès de Mikhaïl Popkov, surnommé le «maniaque d’Angarsk», du nom de la ville où il commettait ses crimes, a été ouvert par la justice russe mercredi dernier.

Cet ancien policier qui est accusé d’avoir violé et tué plus de 80 femmes, deviendrait le tueur en série le plus sanguinaire de l’histoire récente du pays.

Mikhaïl Popkov a comparu lors d’une première audience à huis-clos devant un tribunal d’Irkoutsk, en Sibérie, pour le meurtre de 59 femmes entre 1992 et 2010. Il purge déjà une peine de prison à vie pour avoir violé et tué 22 femmes après les avoir attirées à bord de sa voiture de police.

Le Comité d’enquête a estimé que Mikhaïl Popkov est devenu «accroc aux homicides à tendance sadique» mais les expertises psychiatriques menées dans le cadre de l’enquête ont établi que l’ancien policier peut être considéré comme responsable de ses crimes. S’il était reconnu coupable à l’issue du procès qui s’est ouvert cette semaine, Mikhaïl Popkov surclasserait les autres tueurs en séries les plus connus de Russie.

Il s’agit d’Andreï Tchikatilo exécuté en 1994 pour le meurtre de 53 adolescents et enfants à l’époque du régime soviétique et d’Alexandre Pitchouchkine, condamné à la prison à vie pour le meurtre de 48 personnes à Moscou.

Les meurtres dont est accusé Mikhaïl Popkov avaient provoqué la panique dans la région. Agé aujourd’hui de 53 ans, Mikhaïl Popkov qui était policier jusqu’en 1998, a avoué qu’il tuait à l’aide d’une hache ou d’un marteau ses victimes, des prostituées, mais aussi des mères de famille âgées de 16 à 40 ans, dont il trouvait le mode de vie «immoral». Il abandonnait ensuite ses victimes dans les bois, des cimetières ou au bord des routes.

Plus de 900 témoins ont été interrogés et plus de 200 examens médico-légaux effectués sur les corps des victimes. Mikhaïl Popkov avait été arrêté en 2012 à Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe, après que les enquêteurs l’aient identifié comme étant l’auteur des attaques après avoir mené des analyses d’ADN auprès des habitants possédants une voiture qui correspondait aux traces de pneus laissées sur les lieux des crimes.

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