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Libye : La crise migratoire est loin d’être finie pour les pays européens

Malgré la baisse du nombre des migrants qui débarquent en Italie en provenance de Libye, la crise migratoire est loin d’être finie pour les pays européens qui sont de plus en plus nombreux, à s’inquiéter du sort des migrants qui restent bloqués en Libye.

Le nombre d’arrivées des migrants par mer en Italie a en effet chuté entre août et octobre 2017 de -76% par rapport à la même période en 2016. Selon les derniers chiffres de l’ONU, ils sont 150.000 au total à être venus en Europe par la mer, soit la moitié des quelque 335.000 arrivées enregistrées entre janvier et octobre 2016.

Cette diminution est due en grande partie aux accords conclus par l’Italie avec Tripoli et qui permettent aux garde-côtes libyens de ramener la plupart des migrants interceptés en territoire libyen où justement la crise migratoire change de visage.

Selon l’ONU, les migrants en Libye, sont retenus dans des centres ou tenus en laisse par les  trafiquants, dans des conditions alarmantes. Plus de 20.000 migrants étaient notamment enfermées dans des maisons et des entrepôts à Sabratha, principale plateforme de départs vers l’Europe selon le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR).

Mais l’ampleur de la crise reste difficile à quantifier en raison du manque d’informations concernant la côte libyenne longue de plus de 1.500 kilomètres.

Les voix s’élèvent de partout pour demander une meilleure protection des migrants. Les représentants de 13 pays, dont la Libye, réunis hier lundi pour une rencontre du Groupe de contact pour la Méditerranée centrale ont adopté une déclaration d’intention.

Cette démarche a pour but de développer «des capacités permettant de contrôler la situation des migrants et réfugiés dans les centres de détention» et de déployer «des efforts pour assurer une libération prioritaire des réfugiés et migrants vulnérables».

Ces pays souhaitent aussi trouver une alternative aux centres de détention. Mais les initiatives du Groupe de contact ne suffisent pas pour un bon nombre d’ONG dédiées à la défense des droits des migrants, qui demandent davantage d’opérations de sauvetage en mer.

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